L’ère des téléphones publics est révolue. C’est du moins ce que suggèrent les statistiques. En 1995, il y avait 2,6 millions de téléphones publics aux États-Unis. En 2022, ce nombre était tombé à moins de 100 000. La ville de New York a retiré sa dernière unité l’année dernière. Il se trouve désormais dans un musée. Ce changement s’est produit à une vitesse terrifiante.
La plupart des stands restants sont des reliques. Vous pourriez voir une boîte rouillée dans une station-service rurale. Ne vous attendez pas à ce que cela fonctionne. Les principaux transporteurs ont vendu leurs infrastructures publiques il y a des années. Sprint l’a fait en 2006. AT&T a suivi en 2008. Verizon a achevé la sortie en 2011.
À qui appartiennent les derniers téléphones publics ?
Les téléphones qui restent n’appartiennent pas aux grands opérateurs de télécommunications. Ils sont détenus par des opérateurs indépendants. Ces sociétés possèdent plus de 1 000 téléphones publics privés. Ils facturent ce qu’ils veulent. Le coût est souvent prohibitif. Cela les rend inutiles pour les personnes qui en ont le plus besoin.
Mais la mort des téléphones publics n’a pas été uniforme. Certains groupes comptent plus que d’autres sur l’accès public. Américains pauvres. Populations sans logement. Pour eux, la disparition du téléphone gratuit est une crise. Le refus des services téléphoniques est depuis longtemps une tactique contre les populations indésirables. Aujourd’hui, cette tactique est plus efficace.
Futel et PhilTel : La Résistance
Les innovateurs ripostent. Ils ne préservent pas l’histoire. Ils construisent des services publics.
Futel a débuté à Portland, dans l’Oregon. Le projet met à jour les anciens téléphones publics. Il fournit des appels et une messagerie vocale gratuits. Il y a huit unités extérieures à Portland. L’un se trouve à Long Beach, Washington. D’autres se trouvent à Ypsilanti et à Détroit, dans le Michigan. Les fondateurs estiment que ces dispositifs contrecarrent l’exclusion.
Philadelphie a sa propre réponse. PhilTel est un collectif téléphonique amateur. Le fondateur Mike Dank adorait les téléphones publics. Il a vu le succès de Futel. Il pensait qu’un modèle similaire fonctionnerait dans sa ville. Le premier téléphone PhilTel installé en décembre devant une librairie de Chinatown. Il fait des appels gratuits partout en Amérique du Nord.
Comment fonctionne PhilTel
Transformer un téléphone public mort en un service gratuit nécessite des mises à niveau matérielles. Les anciennes machines à sous ont disparu. Les nouveaux téléphones utilisent le Voice over Internet Protocol (VoIP). Cette technologie connecte les appels via une connexion Internet.
Le système s’appuie sur un logiciel spécifique appelé Asterisk. Il fait office de pont. Il relie le téléphone public analogique au réseau téléphonique public numérique. Les co-fondateurs Naveen Albert et Dank ont conçu un circuit imprimé et un routeur sans paiement. Celui-ci remplace le monnayeur.
“Asterisk agit un peu comme un pont entre le réseau téléphonique public commuté (PSTN) et notre collection de téléphones publics ; nous pouvons faciliter les connexions entre les téléphones publics et le monde extérieur de manière transparente.” — L’équipe PhilTel
Le projet fonctionne grâce à des bénévoles. Il se finance grâce aux dons. C’est un mariage de matériel ancien et de logiciels modernes.
Mike Dank affirme que de nombreuses personnes n’ont pas les moyens d’acquérir un téléphone portable. Ou une facture. Ces téléphones aident en cas d’urgence. Ils aident les gens à rester en contact avec leurs proches. Ramener un téléphone public pourrait améliorer la vie de quelqu’un.
Le premier téléphone payant a été installé en 1889. Hartford, Connecticut. Coin de Main Street et Central Row. Il n’y a plus de téléphone là-bas maintenant. Juste un petit panneau bleu. Il crédite William Gray et George A. Long. La technologie a évolué. Le besoin demeure.
